Comme chaque mois de janvier, c’est le moment de se faire des promesses pour l’année qui commence. D’ailleurs, en cabinet, on voit débarquer une recrudescence de demandes à cette période là. « Arrêter de fumer », « Maigrir », « se mettre au sport » etc…
Et si nous profitions de cette énergie de nouveauté pour mettre en place des mantras de super-parents pour 2019 ?

 

1) Je favorise son autonomie

Un enfant autonome acquiert une grande confiance et estime de lui. « Je peux le faire tout seul ». Cela lui permet en grandissant de tenter des expériences et risquer d’échouer sans que cela ne le remette en question. Un enfant qui attend toujours que les choses soient faites à sa place aura du mal à l’âge adulte à être proactif dans sa vie privée et professionnelle.
Et le gros plus, c’est qu’un enfant autonome c’est un vrai gain de temps pour notre vie de parent.
En fonction de l’âge de votre enfant, proposez-lui des tâches réalisables et régulières. Mettez en place une routine qu’il pourra réaliser seul, sans difficultés.
Cela peut être une routine pour sa toilette ou pour ranger sa chambre par exemple. Prenez le temps de décomposer chaque geste en laissant votre enfant les répéter plusieurs fois avec vous avant de le laisser les faire seul.

Montrez lui que vous croyez en lui et que vous savez qu’il en est capable.

 

2) J’arrête de crier (enfin, je crie moins)

Les cris sont perçus par le cerveau de l’enfant comme une menace. 3 réactions sont alors possibles : la fuite, le combat ou la paralysie. Dans ces 3 cas, l’enfant va alors se centrer sur le message de son cerveau pour sa propre préservation : c’est biologique. Alors, dans cet état, aucun message ne passe. C’est donc non seulement inefficace mais usant pour les parents comme pour les enfants. Avez-vous envie que vos enfants vous obéissent par crainte?
La plupart du temps, les cris sont difficiles à réprimer. Ils viennent libérer une tension en nous. Mais si vous criez tous les jours, c’est que le message ne passe pas, non ?
Faites une pause, respirez, chantez, libérez cette émotion en vous.
Il n’y a pas de duel entre votre enfant et vous. Il ne s’agit pas de le dominer. Avoir l’ascendant sur son enfant n’est pas une réussite éducative. En revanche obtenir sa coopération amènera beaucoup plus loin pour vous comme pour sa construction.

Passez en mode humour et lâchez prise sur le résultat.

 

3) Je passe du temps qualitatif avec lui

Ce n’est pas la longueur du moment passé avec votre enfant qu’il retiendra mais sa qualité. Passer un moment en étant absent, stressé ou en culpabilisant de la pile de dossier restante aurait plus d’impacts négatifs que positifs.
Alors déstressons-nous de ne pas être des parents omniprésents mais instaurons plutôt un moment privilégié en fonction de notre emploi du temps.
Si tout est chronométré, vous pouvez l’inclure dans la préparation des repas. Une corvée de pluches partagée, c’est le moment d’échanger sur notre journée.
Instaurez un jeu de société de 10 mn en famille avant le coucher. Ce sera 10 mn totalement rentabilisées car votre enfant sera satisfait de cette interaction positive avec vous et se couchera plus serein.

 

4) Je ne dis plus de gros mots devant lui

Votre enfant vous imite en permanence. Il vous modélise pour apprendre à exister dans ce monde. Si les gros mots font parti de votre langage courant, ils feront parti du sien. Quand cela est si habituel pour nous, il n’est pas si simple de s’en débarrasser.
L’astuce qui a bien marché pour tout le monde à la maison : la cagnotte à gros mots. Quand le gros mot coûte 50 cts (ma fille prenait un malin plaisir a souligné chacun de nos faux pas), on devient plus attentif. Au bout de quelque temps, nous sommes allés distribuer la somme récoltée au SDF du quartier.

 

5) J’ai un rituel du coucher au top

Le sommeil, c’est le socle fondateur de l’enfant. S’il dort bien, il sera en meilleure santé morale et physique, il aura une meilleure mémoire, consolidera plus facilement ses apprentissages quotidiens. Vos journées en seront bien meilleures car un enfant fatigué, c’est pénible.
En se couchant dans de bonnes dispositions, l’enfant aura un meilleur sommeil. Il s’agit de créer chaque soir le climat propice à l’endormissement : serein et apaisé. Faire du yoga, prendre le temps de respirer, échanger sont autant de méthodes pour favoriser l’entrée dans le sommeil. Je vous invite à vous aider du jeu « Loup, dors-tu ? » qui a cet objectif.

 

6) Je limite l’accès aux écrans

Aujourd’hui, les professionnels de santé tirent la sonnette d’alarme, laissez nos enfants face à écran de téléphone, tablette, ordinateur ou télévision sur un temps d’exposition trop long créent des symptômes visibles. Des troubles attentionnels aux troubles relationnels, il y a trop de bonnes raisons de poser des règles dans la relation aux écrans. Il ne s’agit pas de les diaboliser, seulement d’en avoir une utilisation raisonnable.
Vous pouvez instaurez cette règle : pas d’écrans le matin, pas d’écrans durant les repas, pas d’écrans avant de s’endormir, pas d’écrans dans la chambre de l’enfant.
Si vous avez peur que votre enfant s’ennuie, rassurez-vous, c’est bon pour son développement !

 

Et vous, quelles sont vos bonnes résolutions cette année ?

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