Faire soi-même, de ses propres mains est loin d’être une activité réservée à nos grands-mères. Loin de nos vies trépidantes, c’est une pause dans le temps. Pour nos petits loups aussi. Du haut de leurs 4 ans, ils enchaînent les semaines avec épuisement.

Créer par la matière sa confiance en soi

Pouce ! Inspirez… Expirez…

Dans une société où tout va vite, où tout est optimisé pour faire le moindre effort, où nous trépignons d’impatience quand le débit n’est pas assez rapide, où nous consommons encore et encore, que reste-t-il de nos racines ? Pause. Respirons. Enracinons-nous.

Je suis une mère, je pense être attentive à mon enfant et pourtant quand je pose noir sur blanc le temps que je lui offre, je me rends compte que ce ne sont que du quotidien, préparer son petit déjeuner, lui préparer ses vêtements, l’emmener à l’école, lui préparer son goûter et de temps en temps regarder un dessin animé.

Mais combien de fois prenons nous le temps de faire, de rire, de discuter avec notre enfant ?

 

Avant de voir ce jour arriver, profitons du temps où ils sont là ?

Selon Catherine Watine, ludologue :

« Le jeu est un véritable outil de soin : un enfant à travers le jeu peut régler ses conflits, se libérer de ses angoisses ; ses parents arrivent à mieux le comprendre, à communiquer avec lui, et leurs relations s’adoucissent. »

La relation qui se crée entre un enfant et son parent au travers du jeu est un ciment pour le futur. Et pour faciliter tout ça, c’est eux qui sont demandeurs.

 

C’est moi qui l’ai fait !

Selon Ronan Chastellier, sociologue,

« nous avons besoin de rapport à la matière. C’est une pulsion naturelle. La création est un besoin élémentaire qui relève du vivant. »

Mais qui aujourd’hui s’en préoccupe ? Et bien, ils sont de plus en plus nombreux justement à se tourner vers ce plaisir simple, s’orientant vers d’autres valeurs et stoppant cette course contre la montre. Une vie plus frugale, faite de plaisirs simples.

« Créer, c’est salutaire et réconfortant »

selon le sociologue toujours. Imaginez la fierté que vous pouvez ressentir en accomplissant quelque chose par vous-même. Et plus puissant encore, imaginez la fierté de vos enfants « C’est moi qui l’ai fait ! ».

Avez-vous remarqué leur besoin d’approbation, de validation de votre part ? Créer, réussir, à une propriété quasi-magique.

Plus qu’un acte de résistance à cette société de consommation, créer de ses mains est une construction du soi, de la confiance et de l’estime, un vrai accomplissement.

Aujourd’hui, on voit fleurir les sites, les livres ou les formations dédiées à la fabrication maison. Cette nouvelle discipline aussi vieille que l’homme a un même besoin d’un nom pour exister dans ce nouveau monde : le DIY (Do It by Yourself).

Bien plus qu’une mode, il s’agit d’une reconnexion à un besoin élémentaire : Créer !

On sait depuis ces dernières années avec l’avancée des méthodes d’imagerie (IRM) que le cerveau « médite » quand il crée. Colorier un mandala, découper/coller un printable ou méditer est une pause mentale dans le courant de notre rivière que l’on nomme « quotidien ». Ces pauses permettent de créer un espace d’auto-régulation de nos mécanismes cérébraux. Si le sommeil est un besoin vital pour notre organisme, la création en est son homologue pour notre psychisme.

Ma thérapie

En cabinet d’hypnose, il m’arrive régulièrement de proposer aux personnes de fabriquer de leur main. C’est pourquoi, j’ai mis au point des « printables thérapeutiques » qu’ils ont à réaliser chez eux, seuls, par eux-mêmes. Cette tâche très simple au demeurant, les conduit parfois devant une réalité, une croyance cachée mais bien présente : « je ne suis pas capable ».

Et progressivement, souvent avec un peu de temps et d’encouragement le grand enfant qu’est l’adulte dépasse cette barrière mentale pour se réapproprier des capacités évidentes « être capable est un jeu d’enfant ». Il faut donc enfiler le costume d’enfant que nous avons tous dans notre armoire pour redécouvrir nos vrais pouvoirs.

J’ai facilement pu remarquer que cette croyances limitantes (« je ne suis pas capable ») était beaucoup plus répandue chez des adultes ou adolescents n’ayant pas eu ou peu d’activité manuelles étant plus jeunes.

Et Ohh… surprise ! J’en faisais partie :/

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