Quand j’étais une petite fille, un champ de vignes venait accoler mon jardin. Il y  avait des rangs de verdure et de raisins à perte de vue, de quoi créer des labyrinthes imaginaires, courir, ou découvrir et goûter. Je ne sais combien de temps, j’ai pu passer à observer les escargots ou les coccinelles.

Pendant de nombreuses années je me suis éloignée du rapport à la nature et avec moi, ma fille. Un enfant devenu citadin, maîtrisant à la perfection les arrêts du tramway ou les bagels à emporter.

Depuis quelques mois, suite à un changement de région, je redécouvre ces joies simples de la nature en famille. Les randonnées dans les Alpilles, les cabanes dans la forêt… Les plus grandes joies restant avant tout le bal des oiseaux et le spectacle des étoiles dans un ciel sans réverbères.

Le rythme scolaire, la Télévision, les jeux vidéo, les activités extrascolaires multipliées, nos enfants passent de plus en plus de temps entre 4 murs. Une étude de Grande-Bretagne tend même à monter que les petits anglais dans leur grande majorité, passent moins de temps dehors que des prisonniers. 74% des enfants du Royaume-Uni obtiennent moins de 1 heure de temps de jeu extérieur. Et fait plus alarmant encore pour plusieurs millions d’enfants, pas une seule minute en plein air n’a été recensée.

Les scientifiques démontrent pourtant aujourd’hui que l’enfermement excessif génère des dégradations physiques et mentales : hyperactivité et déficit de l’attention, prise de poids et obésité, hypertension, maladies cardiovasculaires, diabète et cholestérol, myopie, asthme, stress, grande fatigue et dépression, attitude passive face au monde, retard chez les enfants dans leur développement psychomoteur, social et émotionnel. Aujourd’hui les scientifiques donnent un nom à ce constat : le « Syndrome du Manque de Nature ». Et vous, combien de temps par jour vos enfants passent dehors ? Sur du béton ou dans l’herbe ?Constatons certains  effets positifs d’une immersion plus grande dans la nature.

 

Optimiser la concentration.

D’une manière très intuitive, nous allons conseiller à quelqu’un qui souffre de fatigue mentale « d’aller prendre l’air ». En Espagne, des scientifiques ont vérifié ce bon sens populaire en prouvant l’impact positif des espaces verts sur la mémoire et l’attention des enfants. Le contexte de vie des enfants et leur exposition aux espaces verts ont été comparés. Ceux qui profitent le plus de l’immersion dans la nature voient leurs capacités de mémorisation et de concentration augmentées.

D’autres études avaient précédemment montrées qu’une marche de 20mn en pleine nature avait un effet similaire à une prise de médicaments pour un enfant souffrant de trouble déficit de l’attention (TDHA).

Si votre enfant a du mal à faire ses devoirs, peut-être devriez vous penser à le laisser vagabonder quelques minutes dehors avant de commencer.

 

 

Baisser le niveau de stress.

Une étude menée par l’Université de Chiba au Japon montre que la nature réduit le stress. Ils se sont aperçus que lorsque des personnes passaient du temps en forêt plutôt qu’en milieu urbain, leur fréquence cardiaque, leur pression artérielle et leur taux de cortisol étaient plus bas, preuve d’une diminution du niveau de stress. La qualité de l’air et l’absence de bruit ou la prévalence des couleurs bleu et verte font parti des hypothèses expliquant ce phénomène. Mais les bénéfices les plus importants pourraient provenir de la façon dont les arbres, les oiseaux et les levers de soleil attirent l’attention sans l’accaparer. L’esprit peut se poser quelques instants puis passer à autre chose.

 

 

Prévenir la déprime

L’Université de Stanford aux Etats-Unis a étudié les effets anti-déprime de la nature. Les résultats sont assez clairs. Une balade de 90mn suffit pour faire du bien à notre cerveau. Cette activité nous rend plus positifs et surtout moins sujet aux ruminations. Ce sont 2 ingrédients essentiels pour éloigner le risque de la dépression.

Une étude anglaise se fait encore plus percutante. A Londres, les habitants qui vivent dans une rue bordée d’arbres se voient significativement moins prescrire d’antidépresseurs que ceux où la verdure est plus rare ou absente dans leur environnement.

Si vous habitez en appartement, équipez votre balcon et votre salon de jolies plantes et arbustes. L’effet ne sera pas aussi puissant qu’un bol d’air en pleine nature mais il pourra contribuer à l’amélioration de l’état émotionnel de votre enfant.

 

 

Développer l’immunité

Vous l’avez surement remarqué, invariablement, les enfants ont tendance à porter à la bouche les objets qui leur tombent sous la main. En pleine nature ce comportement hérité de nos ancêtres préhistoriques peut sembler plus problématique. Le contact de la saleté alerte plus d’un parent. Mais bonne nouvelle, le contact de ces microbes, apporte de nombreux bienfaits pour la santé des enfants.

Peu de microbes sont reconnus comme pathogènes, la plupart vivent en symbiose avec notre organisme et sont même nécessaire à son fonctionnement. Ils vivent sur nous ou en nous, principalement sur la peau où dans les intestins. Ils sont essentiels à la santé de la peau, ou au système digestif. Ils participeraient même aux connexions physiologiques entre les intestins et le cerveau.

Alors finalement, quand nos enfants rentrent couvert de boue, c’est bon pour eux !

 

 

Faire le plein de Vitamines D

L’exposition à la lumière du soleil n’a pas besoin d’être longue mais elle est nécessaire pour synthétiser la vitamine D. Rester à l’ombre serait même suffisant pour les peaux fragiles de nos enfants.

98% des personnes vivant en institut en sont carencées. La lumière artificielle ne permet ce mécanisme physiologique. Les conséquences sur l’humeur sont visibles rapidement mais elles peuvent être bien plus grave à long terme avec des risques d’hypertension ou de cancers accrus.

 

 

 

Nos ancêtres pourraient rire de cet article. Là, où la plupart d’entre eux passaient la plupart de leur temps dans les champs, nous voici étudiant le minimum de temps requis au contact de la nature pour notre enfant. A force de rester derrière des écrans, beaucoup d’enfants ont perdu conscience du vivant. Mais leurs yeux s’émerveillant devant un papillon ou devant une tomate qu’ils auraient fait pousser tout seul aura toujours plus de valeur que son émotion devant son nouveau jeu de « lapins crétins ».

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