Ça y est … il dort !  Si paisible, si serein, si mignon… Et surtout, ENFIN !!! Notre moment de répit. Ces petites boules d’énergie qui n’arrêtent pas une seconde dans la journée sont enfin assoupis.

Ce calme appréciable n’est pourtant qu’en surface. Là, à l’intérieur de leurs petits organismes, se passent tout un tas de processus inhérents à une bonne évolution et à une bonne santé. Le sommeil implique en réalité une activation de circuits cérébraux à la fois intense et parfaitement coordonnée.

 

A quoi sert le sommeil exactement ?

Chaque organe doit résoudre 2 problèmes : apporter continuellement des nutriments pour nourrir ses cellules et éliminer ses déchets.

Le cerveau, c’est un gros pollueur, il en produit énormément pour fonctionner à plein régime durant la journée. Alors, même si ses déchets « toxiques » sont éliminés en partie pendant les périodes d’éveil, la majeure partie de ce travail de nettoyage se produit pendant les phases de sommeil. En lisant ceci, on comprend mieux pourquoi la privation de sommeil était utilisée comme  instrument de torture… Bon je m’égare désolé… mais finalement, le sentiment d’avoir les idées claires en étant bien reposés n’est pas qu’une métaphore, car notre cerveau s’est littéralement décrassé pendant le sommeil.

 

Les conséquences des carences en sommeil ?

Plus d’un enfant sur quatre de 1 à 6 ans a des problèmes de sommeil. Après une nuit écourtée, en tant qu’adulte, nous aurons la sensation d’être au ralenti durant la journée, l’enfant lui, sera plutôt sujet à de l’hyperactivité, de l’irritabilité et aura un seuil de tolérance abaissé (nous aussi je vous rassure). Les conséquences ne s’arrêtent pas qu’au lendemain et chaque parents ou maîtresses le savent bien. Qui n’a pas vu son petit ange transformé en véritable démon avec un peu de fatigue. Chez certains enfants, des nuits trop courtes répétées peuvent amener une impulsivité qui persistera avec l’âge, et ce, même si le sommeil est rétabli (selon les données de l’ELDEQ).

 

L’apprentissage et la mémorisation

Le manque de sommeil réduit les possibilités de faire de nouveaux apprentissages. Suite à une nuit trop courte, la mémoire des apprentissages de la veille restera moindre, même s’il récupère de son manque de sommeil. Toutes les phases du repos  sont importantes pour que la mémorisation soit stable et durable. Un enfant en carence de sommeil voit son potentiel d’apprentissage réduit à celui d’une personne âgée.

 

Un bouclier abîmé

Nul besoin d’être insomniaque soi-même, pour comprendre et ressentir les effets fragilisant d’une nuit écourtée. Ces heures manquées perturbent l’activité physiologique et affaiblit l’immunité. Nos enfants sont alors plus vulnérables face à certaines maladies et leur temps de rétablissement est plus long. Et pour nous les jours « enfants malades » s’allongent aussi…

 

Qui dort bien, grandit bien !

Pendant la nuit, il grandit ! C’est durant son sommeil qu’est sécrétée la majeure partie de l’hormone de croissance. Cette hormone permettra aussi aux cellules de se régénérer. Sur du long terme, le corps vieillit d’une manière prématurée quand les phases de sommeil sont trop courtes.

Le manque de sommeil amplifie également les risques d’obésité. Cette carence perturbe particulièrement la zone qui gère la satiété et l’alimentation, quel que soit l’hygiène de vie. Chaque heure de sommeil supplémentaire réduirait même les risques d’obésité de 9 % chez les enfants. L’obésité a un impact fort sur un organisme en construction.

 

Le sommeil idéal de l’enfant?

Le sommeil se déroule par cycles d’environ 90 mn chez l’adulte. Ils seront un peu plus courts chez l’enfant (70mn). Ces cycles se succèdent les uns après les autres durant la nuit autant de fois que l’organisme en a besoin pour mûrir, grandir, récupérer et accomplir des fonctions mentales et physiques importantes.

Le besoin de sommeil dépend de l’âge de l’enfant mais aussi de ses besoins physiologiques. Idéalement, de 2 à 5 ans, le sommeil dure entre 10h et 13h réparti entre la sieste (pour ceux qui en éprouvent encore le besoin) et la nuit. Puis l’évolution va être constante pour arriver à l’âge de 13 ans à un besoin qui se situe entre 9 et 11h de sommeil.

En plus d’une quantité de sommeil suffisante, des scientifiques britanniques ont mis en avant l’importance de la régularité dans l’heure du coucher. Des habitudes irrégulières pourraient entraîner des difficultés de comportement.

 

Les forcer à dormir ?

Vous n’avez qu’à lire ce titre pour vous rendre compte que cela est impossible, voir totalement contre-productif. Est-ce que ça marche sur vous ? C’est à peu près comme compter les moutons, une des plus vieilles idées reçues à propos de l’endormissement. Vous solliciter votre mental en activant la « fonction calcul » ce qui a pour incidence de maintenir en éveil votre attention. Plus l’enfant se focalise sur le besoin de s’endormir, plus il se fixe sur le fait qu’il n’arrive pas à dormir. L’inconscient n’est pas contrariant. Si le message envoyé est « Je n’arrive pas dormir », il envoie alors l’impossibilité de s’endormir, jusqu’à ce qu’il y ait une focalisation sur autre chose. Mais alors comment les aider à s’endormir ?

 

6 pratiques infaillibles pour améliorer le sommeil de votre enfant !

 

Peur du noir, peur du loup, agitation, mental alerte, besoin d’attention de papa et maman, voici autant de raisons de vivre de mauvaises nuits. Voici 6 outils pour être dans de bonnes conditions pour s’endormir :

  • le yoga

Fini les clichés mystiques, plus besoin d’être bouddha pour en tirer des bénéfices immédiats. Le yoga associe des exercices physiques, respiratoires,  de concentration et de relaxation. Cette discipline procure un bien-être instantané et à long terme… mais pas que ! En effet, certaines positions favorisent le sommeil. Le yoga agit sur la détente du corps et de l’esprit. Il aide à se débarrasser des pensées négatives et à laisser de côtés les soucis de la journée. Il permet un vrai lâcher-prise émotionnel. Les postures amènent un relâchement des tensions musculaires souvent inconscientes.

 

  • le yoga des yeux

Le yoga des yeux est une façon de faire travailler en douceur les globes oculaires. Évidemment, c’est la vision qui va en premier en ressentir les bienfaits. Mais les propriétés de ce type de yoga ne s’arrêtent pas là. En plus de nous délasser, cette méthode permet de créer une bulle psychique. Comme à l’intérieur d’un cocon, votre enfant retrouve un vrai sentiment de protection.

Plusieurs exercices nécessitent de fermer les yeux pendant un certain laps de temps. C’est à peu près comme se mettre à table alors que la faim commençait à nous effleurer, elle devient tout d’un coup, beaucoup plus forte. Si l’appétit vient en mangeant, le sommeil vient probablement en fermant les yeux.

 

  • la respiration

En prenant le temps de respirer… vraiment et profondément, votre enfant stimule son baroréflexe, un processus physiologique qui permet de rétablir l’équilibre du système nerveux autonome. Ainsi, la tension artérielle diminue. Il passe rapidement de l’état d’éveil à la somnolence.

En inspirant et expirant profondément, les tissus sont oxygénés au maximum. Sa respiration ample entraîne la détente des muscles intercostaux et libère la cage thoracique qui emmagasine de nombreuses émotions négatives comme la peur. Libéré, délivré, il ne résistera plus jamais… au sommeil (la reine des neiges est passée par là 😉 ).

 

  • le bâillement

Selon le docteur Walusinski, « le bâillement n’est pas une simple ouverture de la bouche, mais un mouvement d’étirement musculaire généralisé, des muscles respiratoires (diaphragme, intercostaux, scalènes), de la face et du cou.»

Bâiller permet d’oxygéner rapidement notre organisme et les cellules du cerveau grâce au blocage de respiration qui se produit durant le mécanisme. Cela maintient une pression élevée dans les poumons et permet à l’oxygène de se diffuser très rapidement dans le sang. Alors bâiller pleinement, car, comme vous vous en êtes déjà aperçu, c’est contagieux et votre enfant en profitera pleinement !

 

  • l’auto-massage

Pratiqué encore aujourd’hui par les moines bouddhistes zen, il ne faut en aucun cas méditer 11h/jour et se raser la tête pour le pratiquer. L’auto-massage ou Do In est d’origine japonaise. Il a pour but de rééquilibrer les énergies du corps (qi) en travaillant sur les points d’acupuncture. Il procure une détente en régénérant les systèmes musculaires, nerveux et énergétiques. Certaines zones reliées aux organes (par les méridiens) favorisent le relâchement et donc la somnolence.

 

  • la PNL (Programmation Neuro-Linguistique)

La PNL est un ensemble de techniques de communication qui propose une grille d’observation pour améliorer la perception de soi et de son environnement. C’est une méthode qui suggère une idée. Elle s’implante dans l’esprit et fait son chemin. Nous faisons sans arrêt des suggestions sans nous en rendre compte, alors autant l’utiliser à bon escient comme pour faire germer l’idée que très bientôt, il sera endormi.

Parfois, nous nous arrangeons avec nos petites manipulations « Tu ne vas pas grandir si tu ne manges pas ta soupe ». Ces petites phrases anodines, parfaitement maîtrisées par les parents, ont une vraie portée sur le cerveau de l’enfant. Imaginez ce qui va parler à votre enfant d’une manière légèrement déportée. Par exemple « les princesses/ninjas/chanteuses/pompiers se couchent tôt pour être en forme pour leur journée du lendemain ».

Tous ces outils sont développés dans le jeu « Loup, dors-tu », afin d’aider dès ce soir votre enfant, à avoir une nuit paisible.

Pour en savoir plus sur les Best-Practice qui mettront toutes les chances d’être un bon dormeur de son côté, c’est par ici : La Check-list du bon dormeur ! )

Rendez-vous sur Hellocoton !